"-Le problème de l'arabe, c'est que ce n'est pas très lisible..."Ecrit et réalisé par Michel Hazanavicius
Avec : Jean Dujardin, Aure Atika, Bénérice Bejo
Date de sortie ciné: 19 Avril 2006
Genre : Comédie
FRANCE - 2006 - 1H36
SypnosisÉgypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117OSS 117, Le Caire nid d'espions est l'adaptation cinématographique du roman homonyme du Français Jean Bruce. Pour cette 8ème adaptation sur grand écran, Michel Hazanavicius nous livre un nouvel opus très différent, une sorte de parodie envers les précédents OSS 117 et un mélange d'autodérision de la part de Jean Dujardin. Tout est réuni pour nous faire faire un bon dans le temps, celui des années 50. Que se soit par la photographie (les nombreux décors et costumes d'époque) que par la qualité de l'image, grâce au Technicolor qui nous rappelle les bons vieux films d'antant. Un humour au second degré, où notre héros excelle tout au long du film. Drôle à chaque réplique, surtout quand notre agent très spécial, se met à la guitare et nous chante Bambino en Arabe, ou quand il tabasse le Muezzine car il le réveille en pleine nuit pour l'appel à la prière ! Il est bête, inculte, misogyne, homophobe, colonialiste, il est vraiment très loin de ce que l'on pouvait s'imaginer, loin des stéréotypes tels que James Bond (un agent irréprochable, galant, intelligent, etc). C'est exactement toutes ces caractéristiques qui font de notre OSS 117, une sorte d'Austin Powers à la Française ! Un pur régal !
On est dans la dentelle, le travail au petit point. Le plaisir est total. Le ParisienSi "OSS 117" mérite tous les éloges, c'est bien pour la singularité qui est la sienne, et l'équilibre étonnant qu'il a su trouver entre ses postulats de grosse comédie à vedette et une série d'expérimentations visuelles d'une incroyable précision. Chronic'art.com